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“Candida
me capiet
capiet me flava puella”
A
Bologne dans les années 20, Nello, romain et fils du tailleur de
la papauté, débute comme professeur de latin. Célibataire
timide et emprunté avec les femmes, alors qu’il a 35 ans,
il loge dans une pension de famille réservée aux hommes.
Il a pour compagnon de chambre un coiffeur napolitain qui est son opposé :
séducteur, hâbleur, et qui tente de lui donner des conseils
pour réussir auprès des femmes. Mais autant Nello est doué
pour l’enseignement et aimé de ses étudiants, autant
il est peu à l’aise avec l’autre sexe...
Jusqu’au jour où une visite dans un institut pour
non-voyants déclenche enfin en lui la passion. Angela est belle,
jeune, enjôleuse, audacieuse, libre, et aveugle : ce qui donnerait
plutôt confiance à notre débutant ingénu et
complexé ! Mais, séductrice et femme fatale, Angela
va s’attacher à lui autant qu’elle va se servir de
lui : pour essayer d’éveiller la jalousie, et de raviver
l’amour d’un homme qui l’a quittée et qui va
se marier avec une autre.
Histoire d’amour ou de dupe ? Humilié mais consentant,
le candide professeur perdra ses illusions, sa belle, et même son
poste à Bologne le jour où Angela saisit une chance de retrouver
la vue perdue à la suite d’un accident, et donc opérable.
Une chance aussi de “voir” d’autres hommes, et d’oublier
Nello dont elle ne connaît que la voix.
L’amour ne serait-il pas seulement aveugle, mais sourd à
la vérité des sentiments ?
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