Moi, Peter Sellers retrace l’incroyable parcours du plus délirant des comédiens britanniques qui, après avoir été l’un des animateurs radio vedettes de la BBC, s’est imposé comme l’un des plus talentueux comiques jamais connus.

 


Subissant la pression d’une mère plus que possessive, Sellers s’est constamment battu pour trouver sa place, face aux femmes, au public… et à lui même. Ni ses triomphes, ni ses différents mariages ne lui auront apporté la sérénité. Peter Sellers confiait : « Je hais tout ce que je fais ».

Moi, Peter Sellers dévoile les tourments d’un acteur charismatique qui, à force de doutes et d’humour, a su toucher le monde entier. En 1957, les jeunes auditeurs londoniens de la BBC ne jurent que par les loufoqueries des « Goons », un groupe de comédiens et d’humoristes qui ne respectent rien ni personne et excellent dans l’absurde. L’un de ces génies débordants de créativité se nomme Peter Sellers. Sellers ne se satisfait pourtant pas de son succès radiophonique : il rêve de faire carrière dans le cinéma. Poussé par sa mère manipulatrice et possessive, Peg, il adopte une attitude professionnelle plus arriviste, et parvient à obtenir son premier rôle. Il remportera pour Après moi le déluge l’équivalent britannique du César.

Parvenu au sommet, Peter Sellers joue même face à la splendide « bombe » italienne, Sophia Loren, dont il tombe éperdument amoureux. Mais l’actrice le rejette. Sellers délaisse son épouse, Anne, et leurs deux enfants. Anne se console dans les bras d’un autre. Luttant contre la dépression et la solitude, Sellers se tourne vers Maurice Woodruff, le voyant des stars. Celui-ci lui prédit non seulement d’heureuses liaisons avec des femmes séduisantes, mais le guide aussi vers certains projets de films… L’homme reçoit en effet secrètement de l’argent des studios qui cherchent à engager Sellers. Le réalisateur Blake Edwards choisit Sellers pour un second rôle dans La Panthère rose face à David Niven. Son stupéfiant portrait de l’inspecteur Clouseau vole la vedette à Niven. Malgré l’enthousiasme du public et le plébiscite de la critique, Sellers déteste son interprétation.

Quelque temps plus tard, il apprend l’hospitalisation de son père et sa mort imminente. Stanley Kubrick confie ensuite à Sellers les multiples rôles principaux de Docteur Folamour. Sellers obtient sa première nomination à l’Oscar. Mais le prix ne lui est pas décerné et, déprimé, il retourne voir Maurice Woodruff.

Celui-ci s’efforce de lui faire accepter l’offre de Blake Edwards pour tourner une suite de La Panthère rose, en lui prédisant qu’il trouvera le bonheur auprès d’une personne ayant pour initiales « B.E. ». Lorsque Sellers apprend que l’actrice suédoise Britt Ekland est à Londres, il se méprend sur la prédiction de Woodruff et décide de lui faire la cour. Trois semaines plus tard, ils se marient. Peu de temps après, Sellers subit un accident cardiaque et échappe de peu à la mort. Déterminé à trouver le bonheur auprès de Britt et dans sa carrière, il jure d’abandonner les personnages loufoques et de devenir un acteur « sérieux ». Sa tentative pour jouer un personnage plus classique avec le rôle à la James Bond de Casino Royale est un fiasco, et il cesse de tourner.

A la mort de Peg, Sellers passe ses nerfs et sa douleur sur Britt et, après une scène particulièrement violente, elle le quitte, emmenant leur enfant et le laissant affronter seul sa dépression et ses angoisses de carrière. Blake Edwards lui offre alors de jouer dans Le Retour de la Panthère rose. Sellers accepte après une séance où Woodruff s’arrange pour communiquer avec Peg. Le film est un succès, mais lors de la première, Sellers revient à ses mauvaises habitudes et humilie Edwards. Il se retire ensuite dans son chalet en Suisse, où il se morfond dans ses souvenirs.

Cherchant désespérément à prendre un nouveau départ, il brûle ce qu’il possède de plus précieux dans un feu purificateur. Obsédé par le livre de Jerzy Kosinski Bienvenue Mister Chance, passionnément désireux d’en faire un film, il réussit à monter le projet. Ce qu’il est en tant qu’homme et en tant que comédien se cristallise dans le rôle de Chance le jardinier… et lui vaut une nouvelle citation à l’Oscar. Blake Edwards convainc Peter de le rencontrer dans un restaurant en Suisse pour discuter d’un autre volet de la série La Panthère rose. Lorsque le réalisateur se rend au rendez-vous, il découvre un homme amorphe, presque catatonique, et pressent que Sellers ne tournera plus jamais…

1951 PENNY POINTS TO PARADISE de Tony Young
LET’S GO CRAZY de Alan Culimore
1952 DOWN AMONG THE Z MEN de Maclean Rogers
1954 ORDERS ARE ORDERS de David Paltenghi
1955 TUEURS DE DAMES (The Ladykillers) d’Alexander Mackendrick
JOHN AND JULIE de William Fairchild
1956 THE MAN WHO NEVER WAS de Ronald Neame (voix)
THE CASE OF THE MUKKINESE BATTLE HORN de Joseph Sterling
1957 SOUS LE PLUS PETIT CHAPITEAU DU MONDE (The Smallest Show on Earth) de Basil Dearden
LA VERITE PRESQUE NUE (The Naked Truth) de Mario Zampi
INSOMNIA IS GOOD FOR YOU de Leslie Arliss (court métrage)
1958 UP THE CREEK de Val Guest
LES AVENTURES DE TOM POUCE (Tom Thumb) de George Pal
1959 LA SOURIS QUI RUGISSAIT (The Mouse That Roared) de Jack Arnold
THE RUNNING, JUMPING & STANDING STILL FILM de Richard Lester et Peter Sellers (court métrage) - Nomination à l’Oscar du meilleur court métrage
APRES MOI LE DELUGE (I’m All Right Jack) de John Boulting - BAFTA Award du meilleur acteur
CARLTON-BROWNE OF THE F.O. de Roy Boulting et Jeffrey Dell
LA BATAILLE DES SEXES (The Battle of Sexes) de Charles Crichton
1960 NEVER LET GO de John Guillermin
LE PARADIS DES MONTE-EN-L’AIR (Two Way Stretch) de Robert Day
LES DESSOUS DE LA MILLIONNAIRE (The Millionairess) de Anthony Asquith
1961 MR. TOPAZE – interprète et réalisateur
1962 ON N’Y JOUE QU’A DEUX (Only Two Can Play) de Sidney Gilliat - Nomination au BAFTA Award du meilleur acteur
ASTRONAUTES MALGRE EUX (The Road to Hong Kong) de Norman Panama
LOLITA (id.) de Stanley Kubrick - Nomination au Golden Globe du meilleur second rôle dans une comédie
LES FEMMES DU GENERAL (Waltz of the Toreadors) de John Guillermin
THE DOCK BRIEF de James Hill
1963 THE WRONG ARM OF THE LAW de Cliff Owen
HEAVEN’S ABOVE de John et Roy Boulting
LA PANTHERE ROSE (The Pink Panther) de Blake Edwards - Nomination au BAFTA Award du meilleur acteur ; Nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie
1964 DOCTEUR FOLAMOUR (Dr. Strangelove, or How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb) de Stanley Kubrick - Nomination à l’Oscar du meilleur acteur; Nomination au BAFTA Award du meilleur acteur
DEUX COPINES… UN SEDUCTEUR (The World of Henry Orient) de George Roy Hill
QUAND L’INSPECTEUR S’EMMELE (A Shot in the Dark) de Blake Edwards
1965 QUOI DE NEUF, PUSSYCAT ? (What’s New, Pussycat ?) de Clive Donner
1966 UN MORT EN PLEINE FORME (The Wrong Box) de Bryan Forbes
LE RENARD S’EVADE A TROIS HEURES (After the Fox/Caccia Alla Volpe) de Vittorio De Sica
1967 CASINO ROYALE (id.) de John Huston, Ken Hughes, Robert Parrish, Joseph McGrath, Val Guest
SEPT FOIS FEMME (Woman Times Seven) de Vittorio De Sica
THE BOBO de Robert Parrish
1968 LA PARTY (The Party) de Blake Edwards
LE BAISER PAPILLON (I Love You, Alice B. Toklas !) de Hy Averback
1969 THE MAGIC CHRISTIAN de Joseph McGrath
1970 THERE’S A GIRL IN MY SOUP de Roy Boulting
HOFFMAN de Alvin Rakoff
A DAY AT THE BEACH de Simon Hesera
1972 LA CLINIQUE EN FOLIE (Where Does it Hurt ?) de Rodney Amateau
ALICE AU PAYS DES MERVEILLES (Alice’s Adventures in Wonderland) de William Sterling
1973 THE BLOCKHOUSE de Clive Rees
LES OPTIMISTES (The Optimists of Nine Elms) de Anthony Simmons
GHOST IN THE NOONDAY SUN de Peter Medak
1974 SOFT BEDS, HARD BATTLES de Roy Boulting
THE GREAT McGONAGALL de Joseph McGrath
1975 LE RETOUR DE LA PANTHERE ROSE (The Return of the Pink Panther) de Blake Edwards - Nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie
1976 UN CADAVRE AU DESSERT (Murder by Death) de Robert Moore
QUAND LA PANTHERE ROSE S’EN MELE (The Pink Panther Strikes Again) de Blake Edwards - Nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie
1978 LA MALEDICTION DE LA PANTHERE ROSE (The Revenge of the Pink Panther) de Blake Edwards
1979 THE PRISONER OF ZENDA de Richard Quine
BIENVENUE, MISTER CHANCE (Being There) de Hal Ashby - Nomination à l’Oscar du meilleur acteur ; Nomination au BAFTA Award du meilleur acteur ; Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie
1980 LE COMPLOT DIABOLIQUE DU DOCTEUR FU-MANCHU (The Fiendish Plot of Dr. Fu Manchu) de Piers Haggard
1982 A LA RECHERCHE DE LA PANTHERE ROSE (Trail of the Pink Panther) de Blake Edwards