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Rokhaya
a commencé sa carrière au cinéma avec Le Prix
du Pardon de Mansour Sora Wade, film qui a obtenu plusieurs prix
dans différents festivals (San Sebastian, Amiens, Milan, Fribourg
et Vues d’Afrique à Montréal). Elle y tenait le premier
rôle, celui de Maxoye.
D’abord
intimidée par l’idée de jouer une femme plus âgée,
lorsque Moussa Sene Absa lui a proposé le rôle de Mati dans
Madame Brouette, Rokhaya a été séduite par
la forte personnalité du personnage et le fait de traduire à
l’écran une réalité malheureusement trop fréquente
dans les sociétés africaines. Forte de son expérience
précédente dans Le Prix du pardon alors qu’elle
avait bénéficié des conseils des comédiens
chevronnés qui l’entouraient, elle a beaucoup travaillé
les différentes facettes de Mati et s’est inspirée
des vendeuses du marché de Dakar pour les gestes quotidiens.

Journaliste
à Radio Sénégal pendant plusieurs années,
Ousseynou Diop fait son apparition au cinéma dans le rôle
principal du film Pour ceux qui savent de Tidiane Aw en 1966.
En 1972, il ose interpréter un homosexuel dans Touki Bouki
de Djibril Diop Mambety, film qui fait scandale à l’époque
dans son pays mais fait le tour du monde et devient un film culte du cinéma
sénégalais.
Immigré au Canada, tout en poursuivant sa carrière radiophonique
au sein de Radio Canada International, Ousseynou Diop apparaît à
la télévision de Radio-Canada dans les séries La
petite vie, Jamais deux sans toi et Monsieur le Ministre.
On le voit aussi sur TV5 en tant qu’animateur de Vues d’Afrique,
une série de 13 émissions sur le cinéma africain
produite par InformAction. Comme auteur, il travaille actuellement à
un scénario de long métrage, Nancy, avec comme
toile de fond les deux pays chers à son cœur, le Sénégal
et le Canada.
Par ailleurs, Ousseynou Diop est co-fondateur de la Chambre africaine
de Commerce et d’industrie du Canada (1980) et de Vues d’Afrique,
qui organise le festival Les Journées du cinéma africain
et créole depuis 1983.

Attiré
par la comédie dès l’école primaire, il joue
d’abord au théâtre où il fait également
plusieurs mises en scène. Il participe à plusieurs festivals
et remporte le prix du meilleur comédien en 1999 pour son rôle
dans la pièce Elles nous rendent fous. Remarqué,
il est engagé pour jouer dans des téléfilms :
Le Pari de l’ancien (Amadou Fall) et Malaw (Sadara
M’Baye) ainsi que dans le court m+étrage Mariage précoce
(Amadou Thior). En 1997, il tient le rôle de l’instituteur
dans Guelwar, un long métrage réalisé par
Ousmane Sembene.
Ayant
fait les auditions pour Madame Brouette sans a priori, Aboubacar
a été surpris et ravi de se voir offrir le rôle de
Naago. La complexité du personnage et la gamme d’émotions
qu’il devait jouer représentaient un défi passionnant.
Le scénario est devenu son livre de chevet et il n’a pas
hésité à fréquenter les policiers et les bars
afin de se mettre dans la peau de Naago !
Comme
acteur, il ressort de l’expérience de Madame Brouette
particulièrement enrichi car il a dû aller au bout de lui-même
et apprendre à faire le partage entre les demandes du rôle
et sa propre personnalité. Il est maintenant prêt à
assumer les regards du public africain qui a encore un peu de difficulté
à faire la part entre les personnages de fiction et ceux qui les
incarnent au cinéma.
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