A PROPOS DE

LA MUSIQUE

La chanson du générique de début "Caroline, no" des Beach Boys, illustre les sentiments de Nagai à l'image de l'évocation d'un homme regrettant les changements de son ancienne petite amie. Mais cette chanson évoque aussi de façon générale la tristesse d'un monde en mutation.

Pour le générique de fin, la chanson de Laura Nyro "Capitaine St Lucifer" décrit une femme quittant la maison familiale pour être indépendante, à l'instar d'Akira dans le film.

Jim O'Rourke dont le titre "There's hell in hello but more in goodbye" utilisé dans le film, est un artiste avec qui j'ai un lien très fort.

En contraste avec la musique des années 70, on peut entendre "Shake your hip" du groupe les Dub Narcotic Sound System. Dans cette chanson, on peut ressentir intensément la réalité de notre époque.


LA LUMIERE

Le directeur de la photographie, Tamra Masaki dit ne pas accorder d'importance à la beauté et à la signification. Sa devise étant "l'image sera filmée comme elle sera". Mais il y met trois conditions:

1/ Il se concentre toujours sur un seul point, allant jusqu'à penser qu'il est "extrémiste" de faire le point sur l'ensemble de ce qui est dans le cadre.

2/ Il ne filme pas des images, il filme à la place le temps qui s'écoule. Dans EUREKA en liant les images entre elles, j'ai pu traduire au maximum cette fluidité. Pour DESERT MOON mon but était de séparer puis reconstruire le temps qui passe afin d'obtenir un découpage régulier, en harmonie avec le film.

3/ Il cherche l'invisible pour le rendre visible. Il essaie de toucher l'objet en le regardant fixement. Les mouvements de caméra et les filtres participent de sa méthodologie pour rendre visible l'invisible.